

Nous sommes, je suis d’un monde virtuel et donc totalement éphémère et invisible, qui apparaît que ponctuellement pour disparaître aussitôt… Je ne suis qu’une phrase sur un écran lumineux, un son, une image qui exprime une pensée… Elle se fige comme un flash, impalpable, insaisissable et spontanée… Elle naît d’une impression, d’une réflexion intérieur et n’appartient à aucun monde, aucune réalité… Elle naît de mon subconscient et peut-être un peu aussi de mon conscient… Elle est arrivé un jour par le jeu, le fruit du hasard, des rencontres et des circonstances… C’est une idée sans aucun but précis, en apparence, qui se fraye un chemin dans l’immensité d’un univers inimaginable… Incroyable. Allant à l’encontre de tout raisonnement. Un prétexte pour ne pas se voir, se croire, s’envisager dans le réel, peut-être.
Un besoin se forme d’appartenir à quelque chose, de dire, de montrer et peut-être même de donner. Un besoin d’humanité, d’échange là où l’on ne l’attend pas. Paradoxale. Il y a sans doute une attendre de réponse, de se faire entendre ou tout simplement d’être écouté derrière l’isolement consenti d’un pièce stérile. Créant un article… Créant, pour un instant seulement, un présent fugace, glissant lui-même instantanément dans l’isoloir du passé, me poussant constamment à provoquer l’avenir et à lui donner une allure improbable.
Et justement, derrière cette forme de fuite et de communication mêlée gesticule un être bien réel, qui refuse certainement une forme de réalité, se convainquant de la contourner par le biais d’un blog.
Alors que tout n’a pas à être figé, immortalisé et/ou perçu par l’imagerie numérique ou artgentique…Tout n’a pas besoin d’échange… Ce qui compte, semble-t-il, c’est ce qui a été réellement créer en la présence de l’autre, en sa propre présence dans l’instant présent. Le palpable. Ce qui fait appel à tous les sens, à toute la spontanéité, à toute l’énergie que cela demande.
Ce monde existe… C’est celui de tous les jours. Ce monde est à porter de mains, autour de moi. Il n’attend que moi. Des règles le composent, immuables, que je ne peux défier, qui me mettent de temps en temps hors de moi, que je souhaiterais envisager autrement, qui me peinent et m’abîment, qui me donnent aussi. Chaque jour est une leçon pour une destiné qui m’échappe. Mais qu’important. Ce qui doit être beau doit se vivre pleinement, de plain-chant.
Il est dit que chaque jour est un miracle et qu’il faut l’honorer au plus profond de ses convictions personnelles. Il faut vivre l’instant comme une éternité et surtout apprendre à le vivre.
Et ce blog n’a de raison d’être que de donner envie, l’envie de participer à sa propre existence, de participer au grand jeu de notre propre vie.


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