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Elle étant une grande voyageuse et moi un sédentaire consentant, après un week-end sous le signe de Mère nature, je la raccompagnais à son train en lui disant que cette année, il me fallait bouger, que je sentais en moi le profond besoin de voir d’autres horizons et que si elle avait une opportunité, je la suivrais.
Le soir même de son retour à Paris, elle m’appela, me disant qu’elle venait d’avoir Bruno (un ami caméraman) qu’il avait entendu parlé qu’une communauté se formait sur la période d’une lune à une lune et que la période était déjà entamée, regroupant des gens de tous horizons dans une démarche de communion avec la nature, que cela avait lieu au Canarie sur L’île de la Gomera…
Elle me dit alors : « Réfléchir, je te rappelle ce soir et l’avion partirait demain matin ». Et le lendemain matin, au aurore, nous nous retrouvâmes près à embarquer pour cette destination incertaine. Une fois sur place, nous avons pris un ferries qui nous déposa sur L’île de la Gomera, nous avons déambulé dans la ville dans l’espoir de trouver une chambre, sans succès, pour finalement se retrouver à dormir dans les transats que l’hotel d’à côté avait laissé sur la plage. Le matin suivant agars et faussement reposés, nous cherchâmes de nouveau un bus qui nous mènerait au fameux village qui était le dernier lieu de civilisation avant notre immersion totale dans ce nouveau monde.
Nous avions quitté la France sous un hiver glacé pour trouver un climat nettement plus agréable, bien que les nuits restaient fraîches et qu’il n’était pas vraiment possible d’opter pour le bikini.
Finalement, malgré notre mauvais espagnol et après plusieurs virages particulièrement sinueux et quelques collines nettement apiques, nous sommes arrivé sur la place du village et là nous savions que nous avions suivi à la lettre les indications de Bruno et que pour le reste nous devions nous débrouiller tout seul.
Après délibération avec un chauffeur de taxi, elle décida, nous décidâmes d’accepter sa proposition… que nous n’avions d’ailleurs pas totalement comprise… qui consistait à lui laisser nos bagages et qu’il reviendrait nous chercher 3 heures plus tard pour nous conduire à l’endroit souhaité. Je dois avouer que je n’étais pas très alaise à cette idée, mais comme on avait globalement pas vraiment compris ce qu’il nous disait, ce n’était pas grave. C’est quand j’ai vu parti le taxi, que j’ai eu un petit doute. Mon amie me disait sans arrête qu’il fallait apprendre à lâcher prise et que c’était le moment ou jamais.
Ok, d’accord, allons y.
Et en effet 3 heures plus tard, il est revenu nous chercher, il nous a déposé à proximité du camps et nous avons fait le reste à pied. Arrivé à la fin de la piste, nous vîmes tous en bas de la falaise un grand Tipis. Le voyage touchait à sa fin ou plus exactement tout commençait vraiment.
Bruno avait dit vrai. Nous avions imaginé du sable fin et nous trouvâmes plutôt de gros galets jusqu’à la mer. L’installation de la tente a été particulièrement épique et la première nuit a été un vrai calvaire d’éviter dans notre sommeil les masses dures des galets sous la tente… comme une impression de fêtes foraine avec les autos tamponneuses et les rires en moins, puisque là, c’était moi la voiture.
Aujourd’hui à 15 heures, elle passe son permis de conduire. Je lui souhaite de réussir.

Ce sourire est pour moi – Tarmac
Tags: Canarie, ce sourire est pour toi aussi, île de la Gomera, lacher prise, permis de conduire



